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PREMIER MINISTRE
2
avril 1999
Service de Presse
COMMUNIQUE
Réunion du Comité Interministériel de Sécurité Routière
du vendredi 2 avril 1999
La sécurité routière, grande cause nationale en lan 2000
8 437 tués sur la route en 1998, 168 535 blessés dont 34 977 blessés
graves, ce lourd bilan confirme la détermination du Gouvernement de combattre
linsécurité routière.
Le Comité interministériel de sécurité routière du 2 avril 1999,
sous la présidence du Premier ministre, a fait le bilan de létat
davancement des mesures décidées lors du précédent C.I.S.R.. Il a pris acte que
les décisions prises ont été mises en uvre ou engagées. La loi sur la sécurité
routière sera adoptée avant lété.
En confirmant sa décision de maintenir un rendez-vous annuel autour de
la sécurité routière, le Gouvernement inscrit son action dans la durée, avec
lobjectif de réduction de moitié de la mortalité routière en cinq ans.
Il a pris des décisions selon les quatre axes suivants :
- améliorer lefficacité des contrôles et des sanctions ;
- faire de la sécurité routière une grande cause nationale ;
- améliorer la sécurité des infrastructures ;
- mettre en place des plans de prévention aux risques routiers dans les services de
lEtat et les entreprises.
Améliorer lefficacité des
contrôles et des sanctions
Progression de 10% des contrôles de sécurité routière
Le Comité Interministériel de sécurité routière a décidé de
renforcer la présence des forces de lordre sur la route, élément fondamental pour
changer les comportements.
Assurés par des unités spécialisées et des unités territoriales
polyvalentes, les contrôles routiers devront progresser globalement de 10% (en temps
passé, en utilisation des appareils de contrôles et en nombre de contrôles effectués).
La sécurité routière doit être une priorité des unités
polyvalentes et les unités spécialisées seront renforcées de 250 effectifs
supplémentaires.
Augmentation de 25% des crédits consacrés aux équipements de contrôle
Selon un plan triennal, un renforcement de léquipement des
forces de lordre en radars mobiles laser et déthylomètres est décidé, avec
un budget de 160 MF. Cela représente une augmentation des crédits consacrés
au matériel denviron 25%.
Des contrôles mieux coordonnés et plus ciblés
Un plan annuel des contrôles de sécurité routière définissant
la politique des contrôles à réaliser par les forces de police et de gendarmerie sera
mis en place, dans chaque département, sous lautorité du préfet, en associant
lensemble des services de lEtat concernés. Il sera réalisé, à partir
dune analyse des caractéristiques propres des accidents de chaque département, une
amélioration des outils statistiques et un approfondissement des connaissances de
linsécurité routière servant dappui à ces analyses.
Amélioration du système de sanction
Le paiement par chèque des amendes forfaitaires sera généralisé
avant la fin de lannée sur lensemble du territoire.
Faire de la sécurité routière
une " grande cause " nationale en lan 2000
En lan 2000, la sécurité routière sera déclarée
" grande cause " nationale.
Une journée nationale de rassemblements et déchanges sera le
point fort de cette mobilisation.
Une présence régulière de la sécurité routière sera assurée par
des campagnes nationales plus ciblées et utilisant un ton plus direct.
Dès 1999, les moyens pour la communication seront renforcés
(+15 MF). Une campagne nationale sera lancée avant lété.
Une politique locale dynamisée, des partenariats confortés et une
action interministérielle offensive serviront également dappui à la
" grande cause " nationale ".
Améliorer la sécurité des
infrastructures.
Les accidents résultent généralement de la conjugaison de
plusieurs facteurs. Si 95 % des accidents mortels sont liés à un problème de
comportement, dans 40 % des cas un problème dinfrastructure intervient
également.
Un contrôle de sécurité des projets neufs sera effectué à
partir de lan 2000 sur le réseau de lEtat. Une concertation avec les
collectivités territoriales sera engagée pour réaliser ce contrôle sur les projets
routiers départementaux et communaux.
La sécurité routière sera lun des critères
prioritaires pour choisir les opérations inscrites au titre des prochains contrats de
plan.
Sur le réseau de lEtat un programme pluriannuel de traitement
des obstacles latéraux et un programme pluriannuel dinstallation de dispositifs de
protection des motards seront élaborés courant 1999 pour une mise en uvre à
compter de lan 2000.
Mettre en place des plans de
prévention aux risques routiers
Plus de 50 % des décès répertoriés comme accidents du
travail sont dus à des accidents de la route, soit 1 200 personnes par an.
L'État doit donner lexemple. Un plan de prévention des
risques routiers devra être mis en place dans un délai de trois ans dans les
services de lÉtat. Dès 1999, une formation continue pour lensemble des
personnels du Ministère de lEquipement, des Transports et du Logement pouvant
conduire un véhicule administratif, sera mise en place.
LEtat, avec les assurances et les caisses dassurance
maladie, encouragera la mise en oeuvre de plans de prévention des risques routiers dans
lensemble des entreprises.
une concertation sur lallumage des feux de croisement le jour
Il a également décidé dengager une concertation sur
lallumage des feux de croisement le jour avec les organisations représentatives des
différentes catégories dusagers de la route dont les conclusions seront
présentées avant la fin octobre 1999.
DSCR: Marie OLIVE-OTTO Tél 01 40 81 80 75 Fax 01 40
81 80 98
SihamFAHMI-FRIEDERICKS Tél 01 40 81 80 33 Fax 01 40 81 80 98
Adresse E-Mail:srpresse@dscr.equipement.gouv.fr
Sommaire
Etat davancement des décisions prises
lors du précédent comité interministériel de sécurité routière
Décisions du CISR du 2 avril 1999
Des contrôles plus efficaces et des sanctions effectives
En 2 000, la sécurité routière sera déclarée " Grande cause "
nationale
Une communication plus régulière et plus incisive
Une politique de partenariat renouvelée
Une politique de sécurité des infrastructures
Un contrôle de sécurité des infrastructures
La sécurité routière, une priorité pour les contrats de plan
Une mise en uvre de deux programmes de sécurité des infrastructures
Une concertation sur les feux de croisement le jour
Un développement des plans de prévention dans les services de lÉtat et en
entreprise
Le Comité interministériel de la Sécurité Routière du 26 novembre
1997 a exprimé la volonté du Gouvernement de placer la lutte contre
l insécurité routière au premier rang de ses priorités et de suivre chaque
année la mise en uvre des mesures adoptées.
Les mesures décidées en 1997 sont :
mises en uvre :
 | meilleure prise en compte des cyclistes dans le code de la route, |
 | nouveaux outils donnés aux enseignants pour la préparation à lAttestation
Scolaire de Sécurité Routière, |
 | contravention de 5ème classe pour les vitesses excédant de plus de 50 km/h
la vitesse réglementaire.
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figurent au projet de loi dont ladoption interviendra avant
lété :
 | délit de récidive de grand excès de vitesse, |
 | responsabilité pécuniaire du propriétaire du véhicule, |
 | organisation de la profession des auto-écoles, |
 | formation complémentaire obligatoire des conducteurs novices infractionnistes, |
 | dépistage obligatoire des drogues illicites pour les conducteurs impliqués dans un
accident mortel.
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 | mise en place dun pictogramme sur les emballages de médicaments susceptibles
davoir des effets négatifs sur la conduite, |
 | redéfinition du réseau des voies à grande circulation et expérimentation du
contrôle de sécurité sur les projets routiers de lEtat, |
 | mise au point de nouveaux dispositifs de protection des motards, |
 | formation continue des conducteurs novices ou expérimentés, |
 | renouvellement de lorganisation locale de sécurité routière. |
État
davancement des mesures engagées
Dépistage systématique de la
drogue pour les conducteurs impliqués dans des accidents mortels
Le dépistage systématique de lusage de stupéfiants
illicites sera mis en uvre à partir du 1er janvier 2000 pour les conducteurs
impliqués dans un accident mortel, conformément à la disposition législative
suivante :
les officiers ou agents de police judiciaire feront procéder sur tout
conducteur dun véhicule impliqué dans un accident mortel de la circulation à des
épreuves de dépistage. Lorsquelles se révéleront positives ou seront
impossibles, ou lorsque le conducteur refusera de les subir, il sera procédé à des
analyses et examens médicaux, cliniques et biologiques, en vue détablir sil
conduisait sous linfluence de substances ou plantes classées comme stupéfiants.
Les procédures de dépistage et danalyse et de restitution des
résultats seront fixées avant la fin du mois de juin 1999.
Des études seront menées pour examiner les corrélations entre les
résultats obtenus en fonction du type de prélèvement (sang, urine, salive) et établir
les correspondances entre le comportement accidentogène et lusage illicite des
stupéfiants.
Pictogramme spécifique sur les
emballages de médicaments susceptibles davoir des effets négatifs sur la conduite
Certains médicaments contiennent dans leur formulation une ou
plusieurs molécules psychoactives qui peuvent avoir un effet sur le caractère, les
réactions ou la vigilance des personnes qui sont amenées à les prendre.
Ces médicaments seront signalés par un pictogramme. Placé sur le
conditionnement externe du produit, ce pictogramme a pour vocation dattirer
lattention des patients. Il devrait concerner environ 1 500 médicaments sur
les 7 000 existants.
Le projet de décret du ministère de la santé, après consultation
des instances professionnelles concernées, a été soumis au Conseil d'Etat et est en
cours de signature. Le pictogramme devrait ainsi être apposé au fur et à mesure de la
réalisation des emballages.
Une campagne dexplication et de communication est en cours de
préparation avec lAgence du médicament vers le grand public et les professionnels
de santé.
Limmatriculation des
cyclomoteurs
Le nombre daccidents dont sont victimes les conducteurs de
ces véhicules reste très élevé ( 8 morts par semaine, 12 blessés graves par jour).
Cette situation renvoie au problème du débridage, manipulation destinée à accroître
la vitesse et le bruit des engins.
Limmatriculation des cyclomoteurs, qui existe déjà dans
plusieurs autres pays européens - Royaume-Uni, Italie, Pays-Bas, Portugal - est une
mesure qui permet de lutter plus efficacement contre le débridage et les conduites
dangereuses. Cette mesure est en outre susceptible dentraîner une plus grande
responsabilisation des conducteurs dont le véhicule sera enregistré dans un fichier
administratif.
Limmatriculation des cyclomoteurs sera facilitée par la
gratuité de la carte grise votée sur proposition du gouvernement par le Parlement.
Les rendez-vous dévaluation
auprès des conducteurs novices
Ces rendez-vous, dune durée minimale de 6 heures, visent à
accroître la prise de conscience des dangers, à limiter la prise de risque sur la route
et à mieux comprendre les différences de perception et de comportements selon les
individus. Leur coût a été estimé à environ 800 francs TTC.
Les actions de formation, mises en oeuvre au plan local sous
lautorité des préfets et correspondant à un cahier des charges, seront
identifiées par un label " formation post permis sécurité
routière " pendant une période transitoire de un an.
Début mars 1999, 36 préfectures se sont engagées dans la mise en
oeuvre de ces expérimentations.
Un accord, qui fera lobjet dun protocole avant lété
1999, a été trouvé avec les compagnies dassurances pour quelles puissent
participer efficacement à la diffusion et à lévaluation de ces rendez-vous
dévaluation.
- Chaque compagnie encouragera sous des formes variées et selon ses priorités la
réalisation de ces rendez-vous dévaluation pour des conducteurs novices
quelle assure.
- Les opérateurs des rendez-vous dévaluation des conducteurs novices doivent
obtenir un label limité à la durée de lexpérimentation.
- Dans cette logique, le contenu et lorganisation de ces formations feront
lobjet dune évaluation par rapport aux objectifs fixés.
Dans un délai de deux ans, seront évaluées les conséquences de ces
formations post-permis sur le comportement des conducteurs qui en ont bénéficié et en
particulier sur leur accidentologie.
Des
contrôles plus efficaces et des sanctions effectives
Le sentiment de pouvoir être
contrôlé à tout moment est un élément fortement dissuasif. Trop de conducteurs,
considérant quils ont peu de chance dêtre verbalisés, ne respectent pas les
règles du code de la route. La présence des forces de lordre sur nos routes est un
élément fondamental du changement des comportements
Cette présence sera renforcée surtout aux endroits les plus
dangereux, les week-ends, la nuit et là où les enjeux de sécurité sont les plus forts.
Assurer une présence plus forte des forces de lordre
Progression de 10% des contrôles de sécurité routière
Le comité interministériel de la sécurité routière souligne
que la sécurité routière doit faire partie des missions prioritaires des unités
spécialisées, mais aussi des unités territoriales polyvalentes de la gendarmerie et de
la police nationales.
Le temps passé en utilisation des appareils et en nombre de contrôles
effectués connaîtront une progression globale de 10 %.
Dès 1999, les effectifs des unités spécialisées seront augmentés
de 250.
Augmentation de 25% des crédits consacrés aux équipements de contrôle
Un renforcement de léquipement des forces de lordre
est décidé. 160 millions (100 M.F. pour la gendarmerie et 60 M.F. pour la
police) seront consacrés dans le cadre dun plan triennal à lachat de
radars mobiles à laser et déthylomètres. Cela représente une augmentation de 25%
des crédits consacrés au matériel de contrôle des forces de lordre.
Lobjectif est daugmenter de façon très significative les
contrôles dalcoolémie et de vitesse.
Des contrôles mieux coordonnés et plus ciblés
Un plan annuel des contrôles de sécurité routière sera mis en
place, dans chaque département. Il définira, sous lautorité du préfet, la
politique de contrôle pour les forces de police et de gendarmerie, à partir dune
analyse de laccidentologie locale.
A linstar de ce qui est en place dans la gendarmerie, dans
chaque département sera désigné un policier responsable sécurité routière
auprès de chaque direction départementale de sécurité publique. Il sera chargé de
coordonner laction des unités spécialisées et territorialisées.
Lensemble des contrôles effectués feront lobjet
dune publication annuelle (temps consacré, nombre de contrôles
dalcoolémie, utilisation des radars...).
Les contrôles sappuieront sur une connaissance approfondie des
accidents. Dans cette perspective, les outils de cette connaissance seront améliorés :
- les informations contenues dans les Bulletins dAnalyse des Accidents Corporels
seront revues ;
- la qualité des enquêtes REAGIR (enquêtes sur les accidents mortels) sera améliorée
par la participation de spécialistes ;
- des indicateurs de suivi adaptés aux différentes échelles territoriales
(département, ville, axe...) seront définis ;
- enfin, des études pour analyser les caractéristiques socio-économiques des usagers
impliqués dans les accidents seront lancées.
Amélioration du système des
sanctions
La généralisation du paiement par chèque des amendes
forfaitaires a pour objectif de rapprocher la sanction de linfraction.
En 2 000, la sécurité routière sera déclarée " Grande cause "
nationale
En lan 2000, la sécurité
routière sera déclarée grande cause nationale. Un appel à la mobilisation individuelle
et à des micro-actions de groupes sera lancé.
Une journée nationale de rassemblements et déchanges sera le
point fort de cette mobilisation. Démultipliée dans lhexagone, cette journée sera
loccasion de mettre en valeur lensemble des actions de mobilisation nationales
et locales.
La campagne en cours label vie, appel à projets auprès des jeunes,
relève déjà de cette logique et constitue un échelon expérimental, plus ciblé. Le
forum label vie qui sest tenu le 1er avril avec plus de
300 participants, en est aussi le témoignage.
Une
communication plus régulière et plus incisive
De grandes campagnes
régulières dinformation sur les risques routiers, ciblées, sur un ton plus
direct, seront lancées.
Dès 1999, Les moyens de communication de la Sécurité routière
seront augmentés de 15 M.F.. Une campagne sera développée dès le début de
lété avec la contribution de France Télévision.
En 2000, des moyens conséquents seront accordés à la sécurité
routière pour la communication, afin de permettre une présence régulière sur les
médias nationaux et locaux.
Le Comité Français dEducation pour la Santé communiquera
également sur ce thème jeunes, alcool et routes, une synergie des communications
publiques étant recherchée.
Une campagne sur le thème du civisme et de la sécurité routière
sera mise en uvre.
Une
politique de partenariat renouvelée
Une action locale dynamisée
La politique locale de sécurité routière mise en uvre dans
les départements est un élément majeur de la politique globale de sécurité routière.
Déjà, 19 départements ont lancé une expérimentation
en vue danalyser et doptimiser les modes de fonctionnement de la politique
locale.
Les préfets sont appelés à mettre en uvre les propositions
issues de la table ronde organisée par Jean-Claude Gayssot, Marie-George Buffet et
Ségolène Royal sur la sécurité routière et les jeunes,
" 3ème mi-temps " et " jeunes, alcool et
discothèques ", et à encourager la création demplois jeunes dans des
domaines liés à la sécurité routière.
Cest au niveau du département que des correspondants
départementaux de la jeunesse et des sports seront formés à la Sécurité Routière.
Cest aussi à léchelon local, encouragé par les
préfectures, que se fera le développement des actions en milieu périscolaire et avec le
tissu des comités dentreprises.
Laction des chargés de mission moto sera facilitée à
travers les directions départementales de lEquipement.
Des partenariats confirmés
Avec le monde de léducation
En formation initiale et continue, la sensibilisation des
enseignants sera assurée par la diffusion doutils pédagogiques. Dès la rentrée,
des documents vont être diffusés dans 60 000 écoles primaires et sur le
site Internet de lEducation nationale.
Les chefs détablissements seront encouragés à poursuivre
des initiatives citoyennes ayant trait à la sécurité routière.
La formation des correspondants de Sécurité routière dans les
académies, les départements et les établissements scolaires sera renforcée.
Il sera demandé de prévoir un volet sur la sécurité routière
dans les contrats éducatifs locaux
Avec le monde de la jeunesse et des sportifs
LEtat encouragera la création demplois jeunes pour des
tâches concourant à lamélioration de la Sécurité Routière, et se fixe à
cet effet un objectif de 500 nouveaux emplois jeunes.
Pour faciliter lapprentissage anticipé de la conduite des
jeunes, et notamment vis-à-vis de ceux pour qui le permis de conduire est une aide à
linsertion sociale et professionnelle, lâge requis pour être
accompagnateur en formation de conduite accompagnée sera ramené de 28 à 25 ans,
sous réserve quil ait suivi un stage spécifique pour mener cette fonction.
Le ministère de la Jeunesse et des Sports et les fédérations
sportives sensibiliseront les jeunes à linsécurité routière, dans le cadre de
leurs conventions dobjectifs.
Des éducateurs sportifs et des dirigeants de fédération seront
formés.
Le Comité National Olympique du sport français sera sollicité pour
sassocier à la démarche.
Avec le monde de la santé
Les Comités Départementaux de Prévention de lAlcoolisme
mèneront des actions sur des thèmes concernant la lutte et labus dalcool au
volant.
Le Comité Français dEducation pour la Santé (CFES)
développera des informations spécifiques sur les jeunes et la conduite en état
divresse.
Enfin, un partenariat actif sera recherché avec la Caisse Nationale
dAssurance Maladie (CNAM) afin de mettre en uvre des actions concrètes dans
ce domaine.
Avec les motards
Sur la base du volontariat, une formation sera proposée aux
titulaires du permis B qui accèdent directement à la conduite dune
125 cm³.
Cette formation se fera en liaison avec les constructeurs et
importateurs, leur réseau commercial, les assureurs, les enseignants de la conduite et
les motards.
Les associations de motards, en liaison avec les responsables moto des
DDE, seront associés à la mise en uvre du programme dinstallation de
dispositifs de protection sur les infrastructures
Un plan de communication nationale et locale qui sera établi
avec les motards est prévu, avec un volet particulier pour le Mondial des deux-roues.
Une recherche à développer
Des travaux de recherche seront lancés pour les trois années à
venir sur les 4 thèmes suivants :
- la formation des usagers de la route et des conducteurs
- la sécurité des véhicules et laccidentologie
- la télématique et la Sécurité Routière
- la socio-économie de linsécurité routière.
Une politique de sécurité des infrastructures
Un
contrôle de sécurité des infrastructures
Le contrôle de sécurité pour les
projets routiers neufs de lEtat sera systématisé à partir du second semestre
2000.
Ce contrôle de sécurité a pour objet de sassurer que
lensemble des règles de conception et de réalisation des infrastructures a bien
été intégré aux différents plans délaboration des projets routiers, afin
déviter lapparition ultérieure de situations accidentogènes.
La sécurité sera intégrée dès les premières phases détude
dans la démarche qualité des projets et une visite de contrôle avant mise en service
sera réalisée par un expert indépendant du maître duvre.
Une concertation sera engagée avec lAssociation des
Présidents des Conseils Généraux et lAssociation des Maires de France pour
étudier les conditions de mise en place de ce contrôle sur les projets routiers
départementaux et communaux.
La sécurité routière, une priorité pour les contrats de
plan
Les préfets de région seront
mandatés pour que :
- la sécurité routière soit un critère prioritaire dans les opérations inscrites dans
les plans Etat-région ;
- un programme daménagements de sécurité routière soit établi dans ces mêmes
plans.
Une
mise en uvre de deux programmes de sécurité des infrastructures
Dans le courant de
lannée 1999, deux programmes pluriannuels seront mis en place :
- Suppression ou isolement des obstacles latéraux (arbres poteaux, murs ...) sur le
réseau national
- Installation de dispositifs de protections des motards sur la base du concours lancé à
la suite du précédent CISR.
Une
concertation sur les feux de croisement le jour
Une concertation sera engagée
avec les organisations représentatives des différentes catégories dusagers de la
route sur lopportunité et les modalités de linstauration dune
obligation dallumer les feux de croisement le jour. Le ministre de
lEquipement, des Transports et du Logement présentera ses conclusions et ses
propositions avant la fin du mois doctobre 1999.
Un développement des plans de prévention dans les services de lÉtat et en
entreprise
Léducation et la
formation à la conduite et à la sécurité routière sont nécessaires dès le plus
jeune âge et tout au long de la vie.
Les déplacements liés à lactivité professionnelle, mission et
trajets domicile-travail, engendrent chaque année directement ou indirectement 1 200
tués dans des accidents de la route. Plus de 50 % des décès liés à des accidents
du travail sont des accidents de la route (mission ou trajet). Lexpérience des
entreprises ayant mis en oeuvre des plans de prévention du risque routier montre
quil est possible de réduire significativement cette accidentologie.
Aujourdhui, la nécessité de généraliser les plans de
prévention au risque routier simpose et lEtat donnera lexemple.
Un plan
de prévention aux risques routiers pour les services de lÉtat
Une circulaire du Premier ministre
demandera aux services centraux et déconcentrés de lEtat de se doter dans un
délai de trois ans dun plan de prévention des risques routiers concernant
lensemble de leurs personnels. Ce plan sera intégré dans leurs projets de gestion
et leur programme de formation. Dès 1999, un tel plan sera engagé au sein du Ministère
de lEquipement, des Transports et du Logement.
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