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Les évolutions de l'insécurité routière au cours des 10 dernières années sont importantes et cohérentes avec les actions entreprises. La période 1997/2002 (gouvernement de Lionel Jospin) avait mal commencé avec une remontée de la mortalité de 8500 à 9000 tués à la fin de 1999. Une amélioration sensible avait été observée jusqu'à l'été 2001 permettant d'atteindre un nombre de tués annuels en valeur glissante (mortalité des 12 derniers mois) proche de 8000. Ensuite la situation s'est nettement dégradée comme elle l'a fait constamment depuis 1988 dans la période précédant l'amnistie présidentielle (sauf en 1981 où les médias spécialisés n'avaient pas fait d'articles annonçant la probable amnistie - pour les élections antérieures l'élection et donc l'amnistie ne pouvaient être anticipés, le départ du Général de Gaulle et le décès du Président Pompidou ne pouvant être prévus). A la fin des cinq années de ce Gouvernement la réduction de la mortalité avait été de 2,2%. La période suivante est caractérisée par une diminution modérée de la mortalité de mai à décembre 2002 suivie d'un effondrement d'une intensité exceptionnelle (30% par mois pour décembre et les premiers mois de 2003). Cette pente très forte s'est maintenue toute l'année 2003 et elle s'est poursuivie de 2004 à 2006. Nous sommes maintenant dans une situation de stabilisation de ces gains à un niveau proche de 43 % par rapport au 12 mois se terminant en mai 2002. Le problème pour les décideurs politiques est maintenant de faire le choix entre l'objectif de maintien des acquis ou la volonté de poursuivre l'abaissement de la mortalité sur les routes, ce qui ne sera obtenu que par de nouvelles actions. Nous connaîtrons la réponse quand le prochain Comité interministériel de sécurité routière et le Grenelle de l'environnement auront défini comment le Gouvernement compte exploiter la synergie entre les exigences de la sécurité routière et celles de la défense du climat de la planète.