Les cartes qui s'imposent

Etablir le risque d'une conduite à 80 ou 90 km/h doit être fondé sur des bases objectives indiscutables.

La première exigence était d'identifier les nombres d'accidents au niveau de chaque voie d'un département et de définir leur contribution au nombre de tués.

La seconde était la localisation des accidents pour mettre en évidence la répartition aléatoire de leur distribution.

La troisième sera développée au fur et à mesure des prises de décision au niveau des départements remontant la vitesse maximale autorisée à 90 km/h. Il faudra principalement mettre en évidence les erreurs méthodologiques. Quand un Président de département utilise la qualité d'une infrastructure pour justifier le retour à 90, il exprime son incompétence. Quand on accroit la vitesse, l'accidentalité s'accroit également, qu'il s'agisse d'une autoroute, d'une route avec des chaussées séparées, d'une autre avec des obstacles verticaux protégés par des glissières, ou la plus dangereuse des routes locales. Quand la réforme Chirac a réduit la vitesse, la mortalité sur les autoroutes a été réduite comme sur les autres voies.