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dernière mise à jour : 27 janvier 2017

 
auteur : Claude GOT

mortalité 2016

 Actualités

Janvier 2017 : troisième année de croissance de la mortalité sur les routes en 2016. 3469 tués. La différence est maintenant de 209 tués en plus par rapport à la valeur la plus basse observée pendant les 12 mois s'achevant en janvier 2014 (3260 tués). Par rapport à l'objectif de l'Etat annoncé en novembre 2012 (2000 tués en 2020) le déficit de vies sauvées est de 767. Cette évolution désespérante était annoncée depuis trois ans. Il est inutile de reprendre mes commentaires, ils sont accessibles sur ce site, notamment dans le document intitulé : description de la  perte de toute rationalité dans la gestion de la politique de sécurité routière (17 juin 2014)

L'urgence : lutter contre la désinformation. J'ai publié en 2008  : "La violence routière - des mensonges qui tuent" dans une collection scientifique : Sciences du risque et du danger, aux éditions Lavoisier. Il faut actualiser cette pratique mois après mois, en fédérant à la fois des structures associatives, des scientifiques et des personnes qui estiment indispensable de lutter contre la destruction de la sincérité. Elle détruit la valeur du débat public qui est un fondement de la démocratie. Trois index seront produits identifiant :

  • la liste des pages internet consacrées à ce sujet,
  • la liste des producteurs d'une désinformation (personnes, médias),
  • la liste des sujets traités.

Bilan de l'année 2016 : un nombre de tués proche de celui de l'année dernière. La sécurité routière en France ne progresse plus depuis le niveau minimal de 3260 tués fin 2013. Il faut remonter au début des années soixante-dix pour observer une telle situation. La sécurité routière est un indicateur intransigeant de la qualité des politiques publiques. Les bons résultats, comme les mauvais, sont obtenus dans des délais courts et ils sont indiscutables. Nous pouvons donc affirmer que les gouvernements en place ces dernières années se sont désinteressés de la première cause de mortalité des jeunes adultes en France et sont responsables de la mort de plusieurs centaines de personnes.

  • 14 décembre 2015 : la dégradation de la sécurité routière se poursuit. J'avais prévu le mécanisme de cette dégradation dans un texte du 17 juin 2014 décrivant la  perte de toute rationalité dans la gestion de la politique de sécurité routière. Je rends également accessible une étude sur les retraits de points à la suite "d'infractions alcool" pour la période 2010/2014. Elle met en évidence une aggravation du déficit de perte de points. Plus de 50% de ces infractions n'ont pas provoqué de perte de points : Bilan 2010/2014 des pertes de points pour conduite sour l'influence de l'alcool.
  • 2 octobre 2015 : tenue du premier CISR depuis le 11 mai 2011. Je ne crois pas à l'efficacité de cette accumulation de bonnes intentions ou de mesures dont l'effectivité se fera attendre. Les défauts majeurs de ce CISR sont à mes yeux :
    • l'absence de mesure immédiate et efficace réduisant les vitesses maximales autorisées,
    • la contradiction entre l'annonce d'une entrée de la sécurité routière dans l'ère numérique, alors que le rapport Colin, achevé en 2012 et révélé en août 2015 par le JDD, a révélé l'incapacité organisationnelle des pouvoirs publics dans ce domaine. Je place sur le site :
    • la multiplication des annonces qui ne peuvent qu'être reconnues comme utiles, mais qui ont déja été énoncées sous des formes proches, sans être mises en oeuvre, ou qui passent par des accords européens qui ne seront pas obtenus dans des délais raisonnables.
  • 8 juin 2015 : le discours prononcé par le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, devant le Conseil National de Sécurité Routière le 11 mai 2015 demeurera un exemple de travestissement de l'histoire de la sécurité routière. J'ai produit deux analyses de ce discours, l'une courte portant sur les "erreurs" factuelles les plus évidentes, l'une plus complète sur les notions les plus critiquables contenues dans ce discours. Je joins à ces analyses le texte intégral de ce déni de réalité et la reproduction du livre d'Alain Peyrefitte "C'était de Gaulle", publié en 2002, qui a été détourné de son sens dans le discours du ministre de l'intérieur. 4 documents sont accessibles sur ce site :
  • 17 mars 2015 : quand un dispositif d'expertise cesse d'être efficace, à la fois parce qu'il n'est pas écouté et parce qu'il n'est pas suffisamment précis dans ses propositions, il faut le quitter. Claudine Perez-Diaz, vice présidente du comité des experts auprès du Conseil National de la Sécurité Routière et le gestionnaire de ce site qui faisait également partie de ce Comité ont fait le choix d'en démissionner. Notre analyse de la situation est disponible dans un texte publié dans Le Monde (daté du 18 mars) et accessible sur ce site (format pdf). Il est toujours accessible sur le site du Monde à l'adresse : http://www.lemonde.fr/securite-routiere/article/2015/03/17/deux-experts-demissionnent-du-conseil-national-de-la-securite-routiere-qu-ils-jugent-en-perdition_4594947_1655513.html
  • 28 janvier 2015 : le bilan de l'insécurité routière en 2014 confirme les craintes que l'on pouvait exprimer dès le printemps dernier. L'objectif de 2000 tués en 2020 ne peut pas être atteint sans la mise en oeuvre de mesures à l'efficacité assurée, exigeant du courage politique. Bernard Cazeneuve a annoncé le 26 janvier la mise en oeuvre de 26 mesures constituant à ses yeux "un plan d’action pragmatique et ambitieux pour combattre l’accidentalité routière sous toutes ses formes". J'ai produit une analyse des 26 mesures proposées. Elles seront à mon avis incapables d'abaisser à l'objectif intermédiaire de 2912 le bilan de la mortalité au 31 décembre 2015 (l'abaissement de 3667 fin novembre 2012 à 2000 fin décembre 2020 correspond à une réduction moyenne de 6,21 pour mille pendant 97 mois, elle a été de 3,2 pour mille par mois pendant les 25 derniers mois).

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