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dernière mise à jour : 28 mars 2016

 
auteur : Claude GOT

Actualités

juin 2016 : la réduction de la mortalité en juin (18 tués en moins) ne modifie pas le bilan du premier semestre (1569 tués) qui est supérieur à celui de l'année 2015 (1540).

mortalité juin 2016

  • 26 mars 2016 : J'ai travaillé ces derniers mois sur l'importance de la désinformation dans le domaine de la sécurité routière. J'avais déja publié en 2008 dans une collection scientifique : La violence routière - des mensonges qui tuent (Sciences du risque et du danger, éditions Lavoisier) une analyse de cette dérive. Je vais développer les pages désinformation de ce site. Deux analyses sont mises en ligne, l'une analysant l'émission C dans l'air du 13 octobre 2015 et l'autre un texte de Jacques Chevalier publié le 11 mars 2016 par Le Point.
  • 1er février 2016 :  Le bilan de l'année 2015 confirme la dégradation de la sécurité routière. L'accroissement de la consommation de carburants routiers a été de 0,9 %, nettement inférieur à l'accroissement de la mortalité qui a été de 2,4%. Il est donc très probable que la mortalité au milliard de kilomètres parcourus sera en légère augmentation cette année, comme l'année précédente. Nous aurons alors une triple indication de la gravité de la situation :
    • accroissement de la mortalité en 2014, pour la première fois depuis 2001,
    • puis deux années consécutives d'accroissement de la mortalité en 2014/2015, pour la première fois depuis 35 ans (1979/1980)
    • deux années consécutives d'accroissement de la mortalité en fonction du service rendu (la distance parcourue), pour la première fois depuis la production fiable de statistiques sur le kilométrage parcouru (1960).
  • 14 décembre 2015 : l'année 2015 se termine aussi mal qu'elle avait commencé. La perte des journalistes de Charlie Hebdo, qui apportaient un soutien constant aux promoteurs de la sécurité routière, est irréparable. L'idée que personne n'est irremplaçable est fausse. Le même mois de janvier 2015, nous apprenions que le nombre de tués sur les routes avait augmenté de 3,5% soit 116 tués en plus. Nous sommes en décembre et il semble inévitable que l'année se termine à nouveau par un accroissement de la mortalité. Nous n'avions pas connu deux années consécutives de dégradation de la mortalité sur les routes depuis 1979/1980. Cette situation n'est pas le fait du hasard, elle s'explique par une forme de pusillanimité politique qui a préféré donner l'impression de vouloir agir avec ses 81 mesures annoncées, en évitant de retenir des décisions efficaces. J'avais prévu et décrit le mécanisme de cette dégradation en mai 2014. Ce texte est toujours en ligne ( 8 juin 2015 ) et je n'en ai pas modifié une ligne. Je rends également accessible une étude sur les retraits de points à la suite "d'infractions alcool" pour la période 2010/2014. Elle met en évidence une aggravation du déficit de perte de points. Plus de 50% de ces infractions n'ont pas provoqué de perte de points : Bilan 2010/2014 des pertes de points pour conduite sour l'influence de l'alcool.
  • 2 octobre 2015 : tenue du premier CISR depuis le 11 mai 2011. Je place sur ce site une analyse du contenu décisionnel et organisationnel de cet "événement" décidé en août dernier et défini dans des délais trop courts pour construire une nouvelle politique de sécurité routière adaptée à la détérioration des résultats observée depuis janvier 2014. Je ne crois pas à l'efficacité de cette accumulation de bonnes intentions ou de mesures dont l'effectivité se fera attendre. Les défauts majeurs de ce CISR sont à mes yeux :
    • l'absence de mesure immédiate et efficace réduisant les vitesses maximales autorisées,
    • la contradiction entre l'annonce d'une entrée de la sécurité routière dans l'ère numérique, alors que le rapport Colin, achevé en 2012 et révélé en août 2015 par le JDD, a révélé l'incapacité organisationnelle des pouvoirs publics dans ce domaine. Ce ne sont pas les nouvelles idées qui sont utiles dans une telle débacle, c'est une méthode, des chefs de projets et des objectifs datés, pour que notre dispositif de contrôle et de sanction quitte le domaine des républiques bananières pour rejoindre celui des états de droit. Je place sur le site :
    • la multiplication des annonces qui ne peuvent qu'être reconnues comme utiles, mais qui ont déja été énoncées sous des formes proches, sans être mises en oeuvre, ou qui passent par des accords européens qui ne seront pas obtenus dans des délais raisonnables.
  • 8 juin 2015 : le discours prononcé par le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, devant le Conseil National de Sécurité Routière le 11 mai 2015 demeurera un exemple de travestissement de l'histoire de la sécurité routière. Il sera utilisable dans les enseignements de l'éthique politique et de ses défaillances. La poursuite de la dégradation de la sécurité routière semble déstabiliser le ministre qui perd tout bon sens en manipulant les faits à un niveau tellement grossier que ses manoeuvres ne pouvaient pas passer inaperçues. J'ai produit deux analyses de ce discours, l'une courte portant sur les "erreurs" factuelles les plus évidentes, l'une plus complète sur les notions les plus critiquables contenues dans ce discours. Je joins à ces analyses le texte intégral de ce déni de réalité et la reproduction du livre d'Alain Peyrefitte "C'était de Gaulle", publié en 2002, qui a été détourné de son sens dans le discours du ministre de l'intérieur. 4 documents sont accessibles sur ce site :
  • 17 mars 2015 : quand un dispositif d'expertise cesse d'être efficace, à la fois parce qu'il n'est pas écouté et parce qu'il n'est pas suffisamment précis dans ses propositions, il faut le quitter. Claudine Perez-Diaz, vice présidente du comité des experts auprès du Conseil National de la Sécurité Routière et le gestionnaire de ce site qui faisait également partie de ce Comité ont fait le choix d'en démissionner. Notre analyse de la situation est disponible dans un texte publié aujourd'hui dans Le Monde (daté du 18 mars) et accessible sur ce site (format pdf).
  • 28 janvier 2015 : le bilan de l'insécurité routière en 2014 confirme les craintes que l'on pouvait exprimer dès le printemps dernier. L'objectif de 2000 tués en 2020 ne peut pas être atteint sans la mise en oeuvre de mesures à l'efficacité assurée, exigeant du courage politique. Bernard CAZENEUVE a annoncé le 26 janvier la mise en oeuvre de 26 mesures constituant à ses yeux "un plan d’action pragmatique et ambitieux pour combattre l’accidentalité routière sous toutes ses formes". J'ai produit une analyse des 26 mesures proposées. Elles seront à mon avis incapables d'abaisser à l'objectif intermédiaire de 2912 le bilan de la mortalité au 31 décembre 2015 (l'abaissement de 3667 fin novembre 2012 à 2000 fin décembre 2020 correspond à une réduction moyenne de 6,21 pour mille pendant 97 mois, elle a été de 3,2 pour mille par mois pendant les 25 derniers mois).

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