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dernière mise à jour : 28 mars 2016

 
auteur : Claude GOT

la désinformation et la sécurité routière

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Les scientifiques ont le devoir de lutter contre la désinformation

Un texte détaille les motivations et l'importance d'une telle pratique qui s'oppose à la prévention des accidents.

Les exemples retenus sont classés dans un ordre chronologique, du plus récent au plus ancien

  • 11 mars 2016 : Le Point : Jacques Chevalier a une pratique ancienne de l’interprétation biaisée des données de l’accidentalité. Il reprend régulièrement les mêmes arguments, avec des adaptations minimes au contexte du moment. Cette pratique facilite l’analyse argumentée de ses textes. Le Point a accepté de publier cette accumulation de dénis de réalité, ce qui est un manque de professionnalisme évident. J'avais déja analysé les dérives de Chevalier dans "La violence routière - des mensonges qui tuent" (voir pages 116 et suivantes).

  • 13 octobre 2015 : l'émission C dans l'air (Yves Calvi - France 5) consacrée à l'usage des radars automatiques demeurera un exemple parfait de l'usage combiné de la quasi-totalité des méthodes de désinformation. L'ensemble des propos tenus lors de cette émission ont été retranscrits par un membre de la Ligue contre la violence routière et j'ai choisi d'exploiter l'ensemble de l'émission pour bien identifier le caractère massif de ce déni de réalité. Cette dérive est d'autant plus intéressante que l'émission est habituellement d'une qualité évidente (74 pages, format pdf).
  • 11 mai 2015 :le discours du ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, prononcé devant le Conseil National de Sécurité Routière, est un exemple caricatural de désinformation. Elle est d'autant plus grave qu'elle a été le fait du ministre qui a en charge la sécurité routière. Il associe des affirmations fausses sur les dates de mesures de sécurité routière, leur efficacité, les décideurs qui les ont prises, à des omissions et à des erreurs de raisonnement sur les rôles respectifs des différents producteurs de connaissances dans le domaine de la sécurité routière. 4 documents sont accessibles sur ce site :
  • 2007 : le livre d'Airy Routier (alors rédacteur en chef de la rubrique "enquêtes" du Nouvel Observateur) "La France sans permis" offre un panorama complet de toutes les techniques de désinformation utilisables pour manipuler l'opinion. Il est donc un outil exceptionnel pour analyser comment un journaliste peut abandonner toute référence à ce qui constitue la base de la déontologie de sa profession pour tenter de défendre son attitude d'usager ayant perdu tous les points de son permis et qui continue de conduire. Airy Routier ayant déposé une plainte pour diffamation à la suite de la publication de mon livre "La violence routière - des mensonges qui tuent" en septembre 2007 aux éditions Lavoisier, j'ai développé une nouvelle analyse plus précise de ses mensonges dans un ensemble de documents qui ont été présentés devant la 17ème chambre correctionnelle pour assurer ma défense. L'ensemble est accessible à partir de la page : la plainte d'Airy Routier, qui donne également accès au texte de la plainte et au jugement qui m'a relaxé.
  • 2006 : la promotion indirecte d'un produit présenté comme capable de faire baisser l'alcoolémie dans des proportions importantes "Security Feel Better" Dans le domaine de la sécurité routière une publicité mensongère peut avoir des conséquences dramatiques en donnant aux usagers une fausse sécurité. Elle peut être également dangereuse pour les journalistes quand les vendeurs d'un produit arrivent à désinformer un journaliste qui va propager leurs mensonges dans des articles publiés sous sa signature. La tentative de promotion abusive d'une boisson qui réduirait de 3 à 6 fois plus vite le taux d'alcoolémie est apparue fin février 2006. Il est intéressant d'analyser le mécanisme de cette escroquerie.